Beaucoup de travailleurs doivent réorienter leur carrière suite à un accident qui les laisse  avec des limitations fonctionnelles (ou séquelles permanentes). 

 

Entre le moment de l'accident et le choix d'un nouvel emploi, il s'écoule souvent beaucoup de temps.  Pris en charge pas un régime d'assurance (CSST, SAAQ, compagnies d'assurances...), ces travailleurs peuvent être en arrêt de travail pendant plus d’un an avant d’arriver au constat qu’ils ne pourront reprendre leur emploi pré-lésionnel.  En effet, ce n’est qu’une fois que les traitements médicaux sont terminés et qu’il n’y a plus de possibilité d’amélioration de la condition (physique ou psychologique) qu’il faut envisager un changement de carrière.

 

Pourtant, la plupart du temps, dès le départ, il était peu probable que le travailleur puisse refaire son métier.  Les démarches de réorientation pourraient être entreprises plus rapidement et ce, dans l’intérêt de tous.  D’abord, dans l’intérêt du travailleur lui-même.  Plus il est exclu longtemps du marché du travail, plus le retour risque d’être difficile.  Reprendre le boulot après deux semaines de vacances est pénible… imaginez après plus d’un an!  En réadaptation, on parle d’un danger de « chronicisation » des bénéficiaires.  L’adage qui dit que « moins on en fait, moins on a le goût d’en faire » est malheureusement souvent vrai.

 

L’assureur aussi a avantage à agir rapidement.  Plus la période d’arrêt de travail sera longue, plus ça coûte cher en indemnisation.  Pas besoin d’être fort en mathématiques pour comprendre ça.  Des économies substantielles peuvent être réalisées en étant proactif.

 

Par exemple, si le travailleur accidenté est encore en « traitement médical » et doit faire de la physiothérapie (ou autre) sur une base régulière, pourquoi ne pas le faire débuter, simultanément, une formation dont il aura besoin pour sa réinsertion professionnelle?  En combinant ces deux activités plutôt qu’en les faisant une après l’autre, des semaines, voire des mois, peuvent être retranchés du processus de réadaptation.

 

Évidemment, ça demande un peu de flexibilité de la part des intervenants, mais c’est faisable.  Cette flexibilité, c’est une des caractéristiques de l’École sur Mesure.  C’est ce qui fait que nous collaborons étroitement avec une clientèle en réadaptation depuis plus de 20 ans.  En adaptant l’horaire, la fréquence et la durée des cours en fonction des contraintes de nos étudiants, nous leur permettons de concilier études et autres obligations.  Malheureusement, il y a encore une forte tendance à attendre que le travailleur soit « consolidé » médicalement avant de songer à débuter une formation…  Que de temps perdu!  Et le temps... c'est de l'argent.