École sur Mesure

19 novembre 2015

DES TRUCS POUR FACILITER VOTRE RETOUR AUX ÉTUDES

 

Tiré du Guide de la Rentrée, paru dans La Presse, le 13 août 2015

 

De plus en plus de personnes reviennent sur les bancs d’école, que ce soit pour parfaire leur formation, pour changer de carrière ou tout simplement pour le plaisir d’apprendre.  Le retour aux études représente toutefois un changement important dans la vie des gens qui l’effectuent.  Voici quelques conseils pour faciliter cette transition.

 

TROUVER UNE FORMATION ADAPTÉE À VOS BESOINS

Entreprendre une formation à l’âge adulte n’est pas de tout repos! Cela peut même être excessivement difficile. Outre les études, il faut aussi très souvent mener de front sa vie familiale et conjugale ainsi que son emploi.  Cela dit, bien que les défis que doivent relever les adultes qui retournent aux études soient grands, ils ne sont pas insurmontables. Aujourd’hui, plusieurs programmes permettent une grande souplesse grâce à des formations à l’horaire flexible ou se donnant à distance, permettant ainsi de concilier vie scolaire, professionnelle et personnelle. Par exemple, certains cours peuvent vous être offerts de soir ou de façon intensive les fins de semaine.  Prenez donc le temps de bien vous informer sur les différents programmes d’études afin de trouver celui qui est le mieux adapté à votre situation.

METTEZ VOS CONNAISSANCES À JOUR

Avant d’entreprendre vos cours, il pourrait être bon d’évaluer l’état de certaines de vos compétences de base (français, mathématique, anglais, informatique, etc.) et d’envisager une mise à niveau.  En vous renseignant auprès de votre établissement d’enseignement, vous pourrez obtenir la liste des cours d’appoint offerts.  Si vous avez déjà commencé votre formation, rappelez-vous qu’il n’est jamais trop tard pour une mise à niveau.  Vos résultats scolaires ne pourront que s’améliorer!

ALLEZ-Y GRADUELLEMENT

Réapprendre à étudier et à comprendre les rouages scolaires, cela fait beaucoup d’adaptation en même temps!  Mieux vaut commencer doucement, en suivant un ou deux cours, par exemple.  Cela vous donnera le temps de vous familiariser avec les exigences de la vie étudiante.

Il y a sûrement beaucoup de choses qui ont changé depuis que vous avez quitté l’école. Si vous sentez que votre rendement est inversement proportionnel aux efforts fournis, n’hésitez pas à obtenir de l’aide auprès du bureau des services aux étudiants.  Vous y trouverez des professionnels qui pourront vous aider à acquérir des méthodes d’étude efficaces.

AYEZ DES ATTENTES RÉALISTES

Les gens qui retournent aux études ont souvent des objectifs trop élevés et même inatteignables.  Il est donc important de vous fixer des objectifs réalistes et de vous accorder une période de transition. Sinon, gare au découragement et à l’épuisement! Servez-vous de vos atouts, mais ne voyez  pas trop grand non plus.

OBTENEZ LE SOUTIEN DE VOS PROCHES

Quand on veut retourner à l’école, il faut notamment être prêt à accepter qu’on ne puisse peut-être plus en faire autant ailleurs.  Il faut souvent se libérer de certaines responsabilités.  Lorsqu’on est en couple, il est par conséquent important de discuter de tout cela dès le début.  Plus une personne a des responsabilités dans la vie (famille, travail, etc.), plus les études vont mettre de la pression sur le reste. Le soutien de vos proches s’avère donc essentiel à la réussite de votre retour aux études.  De plus, n’hésitez  pas à déléguer certaines tâches domestiques pour ne pas crouler sous le poids de tout ce que vous aurez à accomplir.

DE NOMBREUX AVANTAGES

N’oubliez pas : si retourner à l’école demande beaucoup d’efforts et de sacrifices, ils sont toutefois récompensés en fin de compte.  Les études représentent à la fois une source de valorisation et une occasion d’améliorer vos conditions de vie.  Les avantages professionnels peuvent en effet être substantiels (poste supérieur, hausse de salaire, etc.). De plus, la plupart des employeurs voient sous un bon œil les gens qui retournent à l’école pour se perfectionner ou changer de carrière.  Cela démontre de la volonté à apprendre et à se renouveler, peu importe l’âge.

 

 

Posté par Annie St-Pierre à 14:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]


12 novembre 2015

LE DÉCROCHAGE SCOLAIRE EN BAISSE? PAS SÛR!

Voici un bon article à lire à ce sujet: http://www.pressreader.com/canada/la-presse/20151112/281638189093822/TextView

 

Posté par Annie St-Pierre à 15:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 novembre 2015

LORSQUE LA RÉADAPTATION PASSE PAR LA FORMATION

 

Beaucoup de travailleurs doivent réorienter leur carrière suite à un accident qui les laisse  avec des limitations fonctionnelles (ou séquelles permanentes). 

 

Entre le moment de l'accident et le choix d'un nouvel emploi, il s'écoule souvent beaucoup de temps.  Pris en charge pas un régime d'assurance (CSST, SAAQ, compagnies d'assurances...), ces travailleurs peuvent être en arrêt de travail pendant plus d’un an avant d’arriver au constat qu’ils ne pourront reprendre leur emploi pré-lésionnel.  En effet, ce n’est qu’une fois que les traitements médicaux sont terminés et qu’il n’y a plus de possibilité d’amélioration de la condition (physique ou psychologique) qu’il faut envisager un changement de carrière.

 

Pourtant, la plupart du temps, dès le départ, il était peu probable que le travailleur puisse refaire son métier.  Les démarches de réorientation pourraient être entreprises plus rapidement et ce, dans l’intérêt de tous.  D’abord, dans l’intérêt du travailleur lui-même.  Plus il est exclu longtemps du marché du travail, plus le retour risque d’être difficile.  Reprendre le boulot après deux semaines de vacances est pénible… imaginez après plus d’un an!  En réadaptation, on parle d’un danger de « chronicisation » des bénéficiaires.  L’adage qui dit que « moins on en fait, moins on a le goût d’en faire » est malheureusement souvent vrai.

 

L’assureur aussi a avantage à agir rapidement.  Plus la période d’arrêt de travail sera longue, plus ça coûte cher en indemnisation.  Pas besoin d’être fort en mathématiques pour comprendre ça.  Des économies substantielles peuvent être réalisées en étant proactif.

 

Par exemple, si le travailleur accidenté est encore en « traitement médical » et doit faire de la physiothérapie (ou autre) sur une base régulière, pourquoi ne pas le faire débuter, simultanément, une formation dont il aura besoin pour sa réinsertion professionnelle?  En combinant ces deux activités plutôt qu’en les faisant une après l’autre, des semaines, voire des mois, peuvent être retranchés du processus de réadaptation.

 

Évidemment, ça demande un peu de flexibilité de la part des intervenants, mais c’est faisable.  Cette flexibilité, c’est une des caractéristiques de l’École sur Mesure.  C’est ce qui fait que nous collaborons étroitement avec une clientèle en réadaptation depuis plus de 20 ans.  En adaptant l’horaire, la fréquence et la durée des cours en fonction des contraintes de nos étudiants, nous leur permettons de concilier études et autres obligations.  Malheureusement, il y a encore une forte tendance à attendre que le travailleur soit « consolidé » médicalement avant de songer à débuter une formation…  Que de temps perdu!  Et le temps... c'est de l'argent. 

Posté par Annie St-Pierre à 17:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 octobre 2015

Bon prof, bad prof

Dans toutes les professions, il y a des travailleurs très compétents et d'autres qui le sont  beaucoup moins.  Dans certains cas, l'incompétence peut avoir des répercussions sérieuses pour les "clients".  On peut penser, entre autres, au patient qui est opéré par un chirurgien incompétent.  Dans un tel cas, la conséquence pourrait être aussi grave que la mort du patient. 

Dans mon domaine, qui est l'enseignement, si les conséquences de l'incompétence sont moins sensationnelles, elles peuvent être dramatiques.  Les enseignants ont une lourde responsabilité: former les adultes de demain (ou d'aujourd'hui, à l'éducation des adultes) pour qu'ils puissent participer pleinement à la société et s'épanouir dans un travail qui leur permettra de bien gagner leur vie.  S'ils ne sont pas à la hauteur, ce sont tous leurs étudiants qui risquent d'en subir les conséquences.  Le Ministre de l'Éducation envisage de rehausser les conditions d'admission pour accéder au baccalauréat en enseignement, c'est une bonne nouvelle. Actuellement, pas besoin d'avoir de très bons résultats scolaires pour y être accepté.  La réussite d'un test de français permet également de s'assurer que le futur enseignant possède une maîtrise satisfaisante de la langue (beaucoup d'étudiants l'échouent...).  D'autres mesures devraient également être mises en place pour éviter qu'un "bad prof" passe dans les mailles du filet.  Instaurer un ordre professionnel aiderait certainement dans ce sens.  Évaluer les enseignants tout au long de leur carrière, peu importe leurs années d'ancienneté, m'apparaîtrait aussi logique.  Au Québec, les enseignants sont évalués au tout début de leur pratique.  Dès qu'ils obtiennent leur permis d'enseigner, c'est fini!  J'ai débuté ma carrière d'enseignante au Manitoba, en 1990.  Dans cette province, les enseignants doivent se soumettre à une évaluation à intervalle régulier (aux 4 ans, si je me souviens bien...) de la part de leur direction.  Pas question de s'asseoir sur leurs lauriers. Pourquoi ne ferait-on pas de même?

La plupart des enseignants sont des professionnels dévoués et qualifiés, heureusement.  Mais nous avons tous en mémoire au moins un "prof" qui n'était pas assis dans la bonne chaise.  Pas pédagogue ni psychologue... Les élèves solides passeront à travers sans trop de séquelles (à part de perdre leur temps), mais les plus fragiles pourraient subir des échecs et aller jusqu'à décrocher du réseau scolaire à cause d'un de ces  bad profs...Ça peut drôlement changer le fil de leur vie.  Si on augmente les exigences pour accéder à cette noble profession, c'est tout le monde qui en bénéficiera.  J'espère que ça se fera, mais en éducation, au Québec, la tendance est plutôt au nivellement par le bas.

Posté par Annie St-Pierre à 21:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Bienvenue au blog de l'École sur Mesure

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D'abord, permettez-moi de me présenter. Je suis directrice de l'École sur Mesure depuis 2008, mais auparavant, j'ai travaillé à titre d'enseignante de français pour cette même école pendant 14 ans.  L'École sur Mesure est une école privée de formation générale aux adultes.  Il existe très peu d'établissements privés reconnus par le MEESR (Ministère de l'Éducation, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche du Québec).  En fait, il n'y en a que trois.  L'École sur Mesure a été la première, en 1994, à obtenir un permis du ministère. 

Quelle est notre mission?  Nous nous voulons une alternative pour les adultes qui souhaitent rehausser leur scolarité et qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas trouvé réponse à leurs besoins dans les centres d'éducation aux adultes du réseau public.  Depuis notre existence, nous avons permis à des centaines d'adultes d'atteindre leur objectif de formation.  La plupart d'entre eux avaient tenté, auparavant, un retour à l'éducation des adultes.  Cependant, ils ont abandonné en cours de route.  Différents motifs sont évoqués:  formation trop longue, incompatibilité d'horaire, manque de support, classes surchargées...  Effectivement, à l'éducation des adultes, le taux d'abandon est très élevé...  À l'École sur Mesure, nous voulons relever le défi de "raccrocher" ces décrocheurs en leur offrant une approche différente.  Je pense humblement que nous y arrivons assez bien, car notre taux de succès est très élevé.

Le but de ce blog n'est pas simplement de faire la promotion de nos services, mais également d'informer les gens en matière d'éducation et de formation.  J'espère que ça sera utile.  Bonne lecture.

Annie St-Pierre

Directrice, École sur Mesure

Posté par Annie St-Pierre à 18:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]